NIS2 : que répondre quand vous n'êtes pas (encore) conforme ?
7 août 2026 · 2 min de lecture
Sommaire
Vous recevez un questionnaire de sécurité, et la vérité c'est que vous n'êtes pas encore au point sur plusieurs sujets. Faut-il gonfler ses réponses pour ne pas perdre le contrat ? Surtout pas. Voici la bonne approche.
La pire erreur : sur-promettre
La tentation est grande de cocher « oui » partout pour rassurer. C'est une très mauvaise idée. Vos affirmations vous engagent : un audit, un incident, ou une simple demande de preuve révélera l'écart. Et une fausse déclaration détruit la confiance bien plus sûrement qu'un « pas encore ». Vous risquez alors de perdre le contrat pour de bon, voire d'engager votre responsabilité.
Ce que les clients attendent vraiment
Contrairement à une idée reçue, un donneur d'ordre n'attend pas toujours que vous soyez parfait. Il veut évaluer votre niveau réel et votre sérieux. Une entreprise honnête, qui connaît ses lacunes et a un plan pour les combler, inspire souvent plus confiance qu'une entreprise qui prétend tout maîtriser.
Comment répondre à une mesure non couverte
Trois bons réflexes :
- Dites la vérité, mais montrez le cap. Par exemple : « L'authentification multifacteur n'est pas encore déployée sur tous les accès. Un déploiement est prévu au quatrième trimestre. »
- Valorisez ce qui existe déjà. Vous faites sûrement déjà une partie des choses (sauvegardes, antivirus, mots de passe). Décrivez-le clairement.
- Ne laissez jamais une case vide. Une absence de réponse inquiète plus qu'un « non » assumé et expliqué.
Transformez le questionnaire en feuille de route
Chaque question à laquelle vous répondez « non » est en réalité une ligne de votre plan d'action. Répondre à un questionnaire est donc une excellente occasion de faire le point sur votre sécurité et de prioriser vos chantiers. Vous répondez au client aujourd'hui, et vous savez sur quoi progresser demain.
En résumé
Ne mentez jamais dans un questionnaire de sécurité. Répondez honnêtement, valorisez l'existant, indiquez vos plans pour ce qui manque, et ne laissez aucune case vide. C'est la réponse qui rassure vraiment un client, et qui vous protège.
FAQ
Vais-je perdre le contrat si je réponds « non » à des questions ? Pas forcément. Beaucoup de clients acceptent des lacunes si elles sont assumées et accompagnées d'un plan. C'est la malhonnêteté qui fait perdre des contrats.
Comment formuler un « non » ? Expliquez la situation et indiquez votre intention : « non, mais un déploiement est prévu à telle échéance ».
Par où commencer pour progresser ? Traitez d'abord les mesures les plus attendues : MFA, sauvegardes, gestion des incidents.
Recevez nos guides conformité
De temps en temps, un email sur NIS2, RGPD et la conformité des PME. Pas de spam, désinscription en un clic.
À lire aussi
Sous-traitant aéronautique et cybersécurité : ce que vos donneurs d'ordre attendent
AirCyber, NIS2, questionnaires fournisseurs : ce que Airbus, Safran, Dassault et Thales exigent de leurs sous-traitants, et comment vous y préparer.
7 août 2026
SecNumCloud, c'est quoi ? La qualification cloud de l'ANSSI
SecNumCloud expliqué : ce qu'est cette qualification de l'ANSSI, à qui elle sert, et pourquoi on parle de cloud de confiance et de souveraineté.
7 août 2026
RGPD, c'est quoi ? Qui est concerné et quelles obligations
Le RGPD expliqué simplement : ce qu'est ce règlement sur les données personnelles, qui doit s'y conformer, et les obligations de base.
7 août 2026